ELSA GIRONDIN

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En utilisant de la paraffine mélangée avec du sel, du sable, et des coquillages, Elsa Girondin convoque des matières symboliquement liées à la mer. Ces matériaux sont appliqués sur la surface de blocs en polystyrène, préalablement assemblés. Comme des éléments architecturaux, les blocs de minéraux paraissent massifs alors qu’ils ne sont qu’apparence, « superficiels, par profondeur » pour reprendre les mots de Nietzsche.

Les sculptures interrogent la représentation du corps féminin en s’inspirant de figures mythologiques évoquées dans les titres des œuvres (BAUBO, LAMIA, LEDA). Les formes creuses et saillantes des coquillages créent des analogies visuelles et tactiles avec le corps. Les coquillages introduisent une complexité organique dans l’évidence géométrique des blocs monolithes. Ce sont comme les traces d’un ancien alphabet du désir qui semble vouloir nous parler à travers l’apparition de ces coquilles vides.

Cette recherche, s’est développée à la suite de la lecture du livre Thalassa de Sándor Ferenczi. Il y développe l’idée selon laquelle dans notre corps et notre psychisme sont conservées des traces mémorielles de nos origines océaniques.